Histoire en images de la Police de la route

La loi sur l'organisation de la gendarmerie du 28 Germinal an VI et un arrêté du 31 janvier 1815 portant règlement sur la police, la discipline et le service de la maréchaussée, chargeaient la gendarmerie d'assurer la police sur les grandes routes.

C'est sur base de ces textes et des statistiques inquiétantes concernant les accidents déjà nombreux que les autorités se tournent vers la gendarmerie pour organiser une police spéciale de la route (PSR) le 23 janvier 1933. La PSR est ainsi créée avec pour principale mission de sillonner toutes les routes du pays pour surveiller les voies de communication routières. Son intervention a un aspect essentiellement éducatif.

Le travail des motards est unanimement apprécié et le besoin d'un accroissement des effectifs se fait rapidement sentir. Une dépêche ministérielle du 20 mai 1935 réorganise l'unité en ce sens qu'elle passe de 8 membres du personnel prévus initialement à 19. En septembre 1939, la PSR reçoit des missions supplémentaires : service d'estafettes, contrôle des véhicules militaires et réquisitionnés, surveillance d'itinéraires militaires, etc. Un des premiers chefs de cette jeune unité sera le lieutenant Schrauwen. Plus tard, il sera l'un des deux premiers colonels brevetés d'état-major de la Gendarmerie. (Le second fut le Colonel Maréchal)

Au mois d'août 1940, la PSR est réformée par l'Office de la Circulation routière afin d'éviter que les Allemands ne la transforme en une Strassenpolizei.

Il faut attendre un arrêté du Régent du 26 février 1949 pour que la PSR renaisse de ses cendres. Cet arrêté précise, dans son article premier : « Il est constitué, au sein du corps de gendarmerie, des formations de gendarmes motocyclistes, chargés en ordre principal de rechercher les infractions aux lois et règlements sur la police de roulage et de la circulation routière. » Les effectifs sont portés à cent hommes au minimum. Désormais, tous les frais relatifs à cette unité sont pris en charge par la gendarmerie, ce qui n'exclut nullement une collaboration efficace avec l'Office de la circulation routière.

Des motards, il y en a également dans de nombreuses autres unités. Ainsi, des brigades de gendarmerie en comptent. On en trouve également à la légion mobile où il sont chargés des escortes des escadrons pour faciliter leurs déplacements . D'autres assurent les services d'estafettes au profit des états-majors. Un essai d'affectation de policiers de la route dans certains districts de gendarmerie sera également fait. Les districts  concernés comme Louvain y voyaient un intérêt dès lors que leur circonscription comportait des zones fortement urbanisées. Cette expérience fut toutefois très vite abandonnée. (Propos recueillis auprès du Colonel Absil, officier de Gendarmerie en retraite)

La Cellule d'éducation et de prévention fut créée en 1958 au sein de la gendarmerie sous le nom de « Via Secura ». Son but était principalement d'éduquer et de se charger des relations publiques.

En 1960 est créée l'Escorte royale motocycliste.

Un arrêté royal du 14 mars 1963 portant sur l'organisation du service général de la gendarmerie abroge l'arrêté du régent de 1949 mais maintient les missions de la PSR : « Rechercher les infractions aux lois et règlements sur la police du roulage et de la circulation routière. L'unité est divisée en neuf sections, attachées à l'état-major des groupes territoriaux. » Il s'agit de la première organisation de la PSR par province. Un gendarme de la route exerce ses fonctions sur le territoire de la province à laquelle il est affecté, mais il peut naturellement poursuivre un contrevenant au-delà des frontières provinciales.

Vu le développement important du réseau autoroutier belge, le commandement de la gendarmerie crée une Police spéciale des autoroutes, la PSA en 1970. Vingt postes de ces unités sont progressivement installés à proximité des échangeurs des autoroutes.

En février 1985, la PSR et la PSA fusionnent et deviennent les unités provinciales de circulation. Chaque unité provinciale de circulation se compose d'un secrétariat, d'un centre de communication, de postes de circulation établis le long des autoroutes (vingt-six pour l'ensemble du pays), d'une équipe technique et d'une piste d'éducation routière.

Les unités provinciales de circulation sont compétentes sur les 1691 kilomètres d'autoroutes belges, y compris les sorties et accès à ces autoroutes, les parkings et les complexes Horeca autoroutiers, ainsi que sur 366 kilomètres de routes nationales.

Dans les années 1990, le programme circulation de la Direction de la fonction de police détermine les priorités de la gendarmerie en matière de circulation : la vitesse excessive et inadaptée, le port de la ceinture de sécurité, la conduite sous influence de l'alcool et la circulation des poids lourds.

Les actions des unités provinciales de circulation sont donc axées sur ces phénomènes et les gendarmes développent, comme dans les brigades territoriales, des projets de police de base de qualité. Mais la sécurité routière ne constitue pas la seule préoccupation des unités provinciales de circulation.

Avec le temps et le développement des phénomènes criminels, les gendarmes des unités provinciales de circulation vont également s'impliquer davantage dans les interventions à caractère judiciaire. Les autoroutes constituent évidemment des voies de passage privilégiées pour les trafiquants d'êtres humains, de drogues et de déchets notamment.

Suite à une série d'attaques violentes contre les transports de fonds, le Ministre de l'Intérieur confie à la gendarmerie, en 1997, la mission d'escorter les fourgons « intercity », c'est-à-dire les transports de valeurs entre les agglomérations. Durant plusieurs mois, les gendarmes des UPC vont également accomplir cette tâche périlleuse au volant de leurs imposants véhicules de marque Pontiac.

Le Vlaams Verkeerscentrum ou VVC est un service qui fait partie du gouvernement flamand - Département mobilité et travaux publics. Le VVC fut créé fin 1999.

Les précurseurs des Cellules Patrouille et Surveillance étaient le team judiciaire de la Police de la Route qui fut créé en décembre 1999. A partir de 2004 la Police de la Route put bénéficier de membres détachés qui furent engagés dans les Cellules multidisciplinaires. Ces Cellules multidisciplinaires furent l'ancêtre des actuelles Cellules Patrouille et Surveillance. Ces Cellules multidisciplinaires furent utilisées dans les 5 plus gros services de la Police de la Route à savoir Anvers, Brabant, Liège, la Flandre orientale et le Hainaut. Ce n'est qu'en 2005 que l'on parlera réellement de Cellules Patrouille et Surveillance.

La Police de la route est créée en 2001. Outre les services existants, un commandement fédéral est mis sur pied. Celui-ci chapeaute l'ensemble des unités chargées de la fonction de police sur les autoroutes et sur les routes assimilées.Cette même année, la cellule TV, qui regroupe Contacts et Kijk Uit, rejoint  également la Police de la route. (Précision apportée par le Commissaire Quisquater de la police fédérale)

En mars 2006, Perex voit le jour. LA Région wallonne décida que les bornes téléstrades seraient centralisées à son niveau vu que les centres de communication au sein de l'ex-gendarmerie avaient disparus au profit des Centres d'Information et de Communication.

Dans la seconde moitié de 2009, les Centres Régionaux de Traitement voient le jour.

Ref. : "http://www.police.be/fed/fr/a-propos/police-administrative/direction-de-la-police-de-la-route".