18. janv., 2020

Le port d'un casque

Lorsque les enfants se déplacent à vélo ( ou sur un engin de déplacement), un casque protège la tête ou le cerveau des lésions. Un casque veille, en cas de chute, à ce que la force de l’impact sur la tête soit absorbée et retardée. Le coup de la chute est par ailleurs réparti sur une plus grande surface. Le casque prévient que la tête n’entre pas en contact direct avec le sol ou un objet (SWOV, 2016b). Il existe un consensus scientifique sur l’efficacité d’un casque de vélo quant à la protection de la tête. Tant des études bio-mécaniques (Cripton et al., 2014), des études de simulation (Fahlstedt et al. 2016) que des études de cas contrôlées (Olivier & Creighton, 2016) montrent une diminution du risque de lésions graves à la tête et au cerveau lors du port d'un casque de vélo. Olivier & Creighton (2016) estiment que le risque de lésions graves à la tête diminue de 69% et les lésions mortelles à la tête de 65%. Le casque de vélo protégerait jusqu’à une vitesse d’impact d’environ 20 km/h (De Baan, 2012 dans SWOV, 2016b).
Les casques pour enfants commercialisés dans l’Union européenne doivent satisfaire à la norme européenne EN-1080. La différence avec les casques de vélo pour adultes réside dans la fixation au menton : les casques pour enfants ont une fixation qui se détache lorsque l’enfant reste coincé quelque part à cause de son casque, et ce afin d’éviter que l’enfant n’étouffe (Kemler et al., 2009). Pour un fonctionnement optimal, il est important que le casque soit bien adapté à la tête et attaché correctement. Il est également important que le casque ne soit pas endommagé et qu’il n’ait pas reçu de choc auparavant (SWOV, 2016b).
Le port d'un casque de vélo peut être stimulé par des campagnes ou une obligation. Un désavantage possible d’une obligation serait la diminution de l’usage du vélo. À cet égard, il n’existe toutefois pas de consensus scientifique, différentes études mènent à des conclusions opposées (Olivier et al., 2014, 2016).