25. janv., 2022

Rue de Sesselich de La Clairière à la rue de la Gaume : un tronçon à risques

 

Description des lieux

La rue de Sesselich comporte deux parties à la configuration très différente ; une première qui s’étend du carrefour avec la rue Patton jusque La Clairière, une seconde de La Clairière jusqu’au carrefour avec la rue de la Gaume. Au-delà, on passe sous le pont de l’autoroute pour descendre vers Sesselich. La différence entre ces deux parties est très nette. D’une large rue comportant  des trottoirs de part et d’autre, on passe à une route de campagne  délimitée par deux filets d’eau et dépourvue de tout accotement. C’est de ce tronçon routier dont il sera question dans la présente étude.

Sont concernés une vingtaine de familles et deux institutions occupant des dizaines de résidents et d’employés, La Clairière et la Seigneurie de Ville en Pré. A cela on peut ajouter les nombreux piétons et cyclistes, jeunes et moins  jeunes, qui empruntent journellement cette rue ou plus occasionnellement pour profiter des espaces verts tout proches. Mais pour les résidents de La Clairière et de la Seigneurie, plus question de s’y déplacer. Ce serait trop dangereux

Exposé du problème

Cette configuration des lieux a longtemps été acceptable. En effet, ce tronçon n’accueillait qu’un faible trafic venant principalement du village de Sesselich et dans une moindre mesure, de Weyler. La création de la rue de Gaume va modifier profondément la situation. Le débit de véhicules connaît aujourd’hui  les mêmes fluctuations que les grands axes de pénétration de la ville. Le matin en particuliers, on assiste à un chassé-croisé qui témoigne de l’intérêt que les automobilistes montrent pour cet axe de délestage. Cet intérêt est renforcé par la présence dans la rue d’une des plus importantes écoles de la ville, l’Athénée.

En dehors des heures de pointe, la rue attirent également de plus en plus de véhicules, voitures mais également camions. Les bus s’y succèdent également, une ligne empruntant cette rue pour desservir la ville.

Les nuisances observées

1. Le problème principal généré par ce trafic est la dégradation du revêtement de la chaussée. Régulièrement, des trous apparaissent comme en atteste cette photo prise le 18 décembre de cette année.

Grace à la diligence du service des travaux, ces trous sont très vite réparés. Mais après des années d’intervention, la route s’est transformée en une bande d’asphalte rapiécée de toute part.

A cela s’ajoute le mauvais état du revêtement qui ne laisse rien présager de bon pour le futur.

La conséquence en est le bruit généré par le passage des véhicules sur un revêtement dégradé. Ce bruit est perceptible de l’intérieur des habitations. Et lorsqu’il s’git de bus ou de camions, ce bruit peut s’accompagner de vibrations que l’on ressent particulièrement aux étages. C’est aux heures de moindre trafic que leur passage se fait particulièrement sentir. Ceci laisse à penser que la vitesse est la cause première du problème.

2. Un tronçon de voirie inadapté à un trafic important

L’absence d’accotement ou de trottoir rend l’accès à la rue relativement difficile  pour les riverains. Faute de recul suffisant, la visibilité est réduite. A cela s’ajoute la difficulté de s’intégrer dans un trafic dense occupant les deux voies de circulation.

L’étroitesse de la chaussée rend  difficile le croisement des gros véhicules, ce qui n’est pas anodin vu la présence très régulière de véhicules de plus gros gabarits, ne fussent que les bus. Mais surtout, elle rend la cohabitation entre usagers forts et usagers faibles particulièrement dangereuses pour ces derniers. Les quelques photos ci-après parlent d’elles-mêmes.

Conclusions

La réfection de la chaussée s’impose, c’est une évidence. Si des grands projets peuvent avoir leur intérêt, l’entretien ordinaire de la voirie doit rester une priorité dans le chef de pouvoirs publics.

A cela s’ajoute dans l’immédiat  la nécessité de promouvoir sur ce tronçon une vitesse apaisée.  L'objectif ici sera de favoriser la cohabitation entre les différents usagers et de diminuer les nuisances sonores.

Mais le plus important serait dans le futur de revoir la configuration de cette portion de route, aujourd’hui totalement inadaptée à la destination qui lui est donnée.